26/08/2007 - Beijing 2007
Après Shanghai et Suzhou, nous voici à Pékin. Notre premier jour commence après 12 heures de train de nuit, sous la pluie. Eh ben... bof.Nous trouvons une auberge plutôt pourrie sans une vieille rue de Pékin. Tant pis, on prendra notre douche en tongs sous un filet d'eau froide pendant quelques jours... Dès le premier jour, la pluie s'arrête et nous allons visiter le temple des Lamas sous un beau ciel bleu. Le soir, nous traînons à la recherche d'un opéra. Nous rencontrons finalement un petit vieux, qui ne parle pas un mot d'anglais (one, two, treeeee), mais qui nous trimbale in fine jusqu'à un opéra (fermé), puis jusqu'à un deuxième, après nous avoir protégées des "méchants" conducteurs de tuk-tuk en leur disant que nous étions ses amies. Adorable ! Le spectacle est intéressant mais décevant. Grande stupeur : nous nous retrouvons au milieu d'une foule de touriste...Le lendemain, nous partons à la découverte de la cité interdite. Grand ciel bleu, génial. La cité est immense, nous n'avons pas le temps de tout voir bien que certaines parties soient fermées pour travaux. Nous filons déjà vers le temple du Ciel, magnifique. Nous nous arrêtons dans le parc pour écouter un concert/une répétition improvisée. J'écoute. Nous rencontrons ensuite Rocky dans un restaurant de rue. Il est pékinois, parle plutôt bien anglais car il travaille pour 3M. Il a une cinquantaine d'années, nous présente ses potes bien chinois, nous invite à sa table, nous fait goûter des trucs parfois douteux (têtes de lapins, brochettes de tripes, ...) et parle de politique en disant que demain sera meilleur. Il veut nous présenter sa famille et nous offrir des vrais dumplings chinois, mais nous n'oserons pas. Pékin est décidemment bien plus riche en rencontres intéressantes que Shanghai !
 Nous poursuivons nos visites, mais 2 jours après la pluie, nous comprenons... La pluie a fait tomber la pollution et nous a offert quelques rares jours de ciel bleu. Pékin, c'est pollué, très pollué... Nous traversons la ville pendant presque 2 heures en bus pour visiter le Palais d'été. La visibilité est exécrable à cause du fog. J'ai du mal à respirer, Stéphanie aussi. Nous sommes une fois de plus surprises par l'immensité du palais d'été. Les décors sont magnifiques, mais ceux qui sont restaurés le sont "à la bourrin". C'est vraiment dommage. La suite de la soirée est assez loose car nous partons à la recherche d'un marché d'antiquités fantôme et nous atterrissons dans un restaurant japonais à manger des noodles... chinoises. Nous rentrons tôt à l'auberge pour nous reposer et récupérer l'appareil photo dissequé de Stef. Finalement, nous passons notre soirée à parler voyages avec une fille super sympa qui rentre de Nouvelle-Zélande.
 Nous échangeons nos avis sur Pékin. Nous préférons Pékin à Shanghai. La ville est plus historique, moins expat-flambeur. Mais, nous sommes ébahies par la pollution, le brouillard visqueux, l'étendue de la ville, l'immensité de la place Tien-An-Menn. On voit que la ville se prépare pour les Jeux Olympiques. Des autocollants en anglais sous-titrent les cartes de métro, les publicités ont toutes un thème sportif, les rues sont en travaux. C'est la course... dans 1 an, tout devra être prêt !
Nous préparons notre balade sur la muraille de Chine, dans un coin pas touristique et sans tour organisé. Cela occupe tout notre esprit, ou presque...
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28/08/2007 - Pollution à Pékin |
| Posté par GGGRS |
Que vont devenir nos athlètes ?
Rien ne vaut l'air pur de nos contrées...
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30/08/2007 - Ils bombardent les nuages |
| Posté par lupusdei |
courrier international / Asia Times Online / auteur : Pallavi Aiyar
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Ceux qui chassent les nuages
Rien ne doit être laissé au hasard. La veille du 8 août 2008, les artilleurs de la météo auront fait donner le canon. Enquête.
DE PÉKIN
Voyant le mercure continuer à grimper, la terre de leurs vergers se craqueler et les plantes se flétrir, des paysans des alentours de Pékin se réunissent dans les Collines parfumées qui s’élèvent à l’ouest de la ville. A la différence de leurs ancêtres, ils ne vont pas effectuer une danse de la pluie ou aller dans un temple prier le seigneur Bouddha d’ouvrir les vannes du ciel. Non, ils empoignent des lance-roquettes et un canon de 37 mm et se mettent à tirer vers le ciel. Pas des obus ou des missiles, mais des produits chimiques. Leurs cibles ne sont pas des agresseurs, mais des traînées de nuages qu’ils veulent “ensemencer” de paillettes d’iodure d’argent qui vont attirer l’humidité et former ainsi des gouttes d’eau assez lourdes pour tomber.
Ces paysans sont membres de la plus grande brigade de production de pluie du monde : le Programme chinois de modification météorologique. Selon Wang Guanghe, directeur de ce programme, toutes les provinces chinoises possèdent aujourd’hui leur station de modification météorologique. Elles emploient au total plus de 32 000 personnes et disposent de 7 100 canons, 4 991 lance-fusées spéciaux et d’une trentaine d’avions. “Il s’agit du plus grand programme de météo artificielle du monde en termes d’équipement, de taille et de budget”, explique-t-il. Le budget annuel alloué à la modification des conditions météorologiques locales est compris entre 60 et 90 millions de dollars.
La Chine étant un pays essentiellement agraire, la météo était beaucoup trop importante pour être livrée aux caprices des dieux ou de la nature. Les scientifiques chinois se sont intéressés à la pluie artificielle dès 1958, faisant des expériences avec des substances chimiques telles que l’iodure d’argent et la neige carbonique pour faciliter la condensation dans les nuages. L’idée de départ était de combattre la sécheresse. Aujourd’hui, les responsables de la météo artificielle sont chargés d’une nouvelle mission capitale : assurer un ciel d’azur pour les Jeux de l’été prochain.
Selon Mme Zhang Qiang, qui dirige les opérations de modification météorologique à Pékin, ses services se livrent depuis deux ans à des expériences pour trouver le meilleur moyen de dissiper les nuages le jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux, prévue pour le 8 août 2008. D’après elle, si l’on se fie aux statistiques, il y a une chance sur deux que la pluie tombe ce jour-là. L’on étudie donc les effets de diverses substances sur des formations nuageuses de différentes tailles à différentes altitudes. Le but est d’intercepter les nuages suffisamment tôt et de les forcer à se vider avant le grand jour. Zhang Qiang prévient cependant que ses “chasseurs de nuages” ne seront efficaces que si ce sont la bruine ou le crachin qui menacent : “Une grosse averse sera impossible à combattre”, précise-t-elle. Malgré le scepticisme de la communauté internationale, les autorités restent convaincues de l’utilité de modifier le temps. L’agence officielle Xinhua a récemment fait savoir que 250 milliards de tonnes de pluie avaient été fabriquées entre 1999 et 2006, soit de quoi remplir le fleuve Jaune plusieurs fois. Le 11e Plan quinquennal chinois, lancé l’année dernière, prévoit la production artificielle d’environ 50 milliards de mètres cubes de pluie par an.
Une armée de faiseurs de pluie est à l’entraînement
Zhang Qiang confie que le budget attribué à son département a beaucoup augmenté ces dernières années. Selon la Banque mondiale, la Chine ne dispose que de 2 200 mètres cubes d’eau par habitant, soit 25 % de la moyenne mondiale.
La pluie artificielle suscite toutefois des controverses, même en Chine. Les citadins craignent la pollution, bien que Zhang Qiang et Wang Guanghe affirment que l’iodure d’argent est utilisé en quantités si infimes qu’il n’a aucun effet négatif sur la santé. Il est également arrivé que des projectiles destinés à l’ensemencement des nuages s’égarent, endommageant parfois des maisons et blessant des habitants. En mai 2007, à Chongqing, dans le Sud-Ouest, un passant a été tué. D’après Wang Guanghe, les accidents ont diminué ces dernières années. Selon lui, les 135 paysans qui constituent l’armée de “faiseurs de pluie” de Pékin suivent un entraînement intensif de plusieurs semaines avant de pouvoir manipuler les pièces d’artillerie. Les préposés sont payés environ 100 dollars par mois et effectuent des tirs une quarantaine de fois par an. La personne qui leur donne le signal d’attaquer les nuages n’est autre que Zhang Qiang : elle est l’équivalent chinois moderne de Zeus, d’Indra [un des piliers du panthéon hindou] ou du dieu chinois des cieux, Xuantian Shangdi. Cette bureaucrate sérieuse et efficace parle pourtant de son rôle avec modestie. “Nous faisons de notre mieux, mais il n’y a aucune garantie de succès”, déclare-t-elle.
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Avant Grenoble, j'étais un[e] aventurier[e], à Grenoble j'étais un[e] Prince[sse] - Napoléon
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